PRESIDENTIELLE AU MALI – La France entre deux candidats : IBK et Soumaïla Cissé

Spread the love
  • 2
    Shares

Depuis la révélation d’un fichier électoral parallèle faite par Tiébilé Dramé, le Directeur de campagne de Soumi, la côte de popularité du candidat aux présidentielles Soumaïla Cissé est montée en flèche. Deux candidats aux élections présidentielles sont désormais en lisse au Mali, Ibrahima Boubacar Keita et Soumaïla Cissé, principal challenger du président sortant. Cette nouvelle tournure des élections fait reculer d’un pas, la France.

Au départ, IBK en pôle position en France

Les langues commencent à ce délier petit à petit, du coté de la communauté internationale, depuis la révélation sur la supposée fraude. Une source nous fait savoir qu’IBK était le favori qui a été désigné futur Président du Mali. 

« Dans un pays qui va aux élections présidentielles (à quelques semaines), le Premier ministre a été reçu par les hautes autorités de Paris. Il a rencontré la ministre Française des Armées, Florence Parly, le Premier ministre Français Édouard Philippe, le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, Franck Paris, et Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Après un long échange sur la situation actuelle du Mali, particulièrement sur le plan de la sécurité et de l’armée, Florence Parly a promis de soutenir au processus électoral…mais à qui et comment? », nous renseigne notre source. 

Selon le média français Médiapart, alors que le pays est considéré comme un foyer de déstabilisation régionale, IBK a toutes les chances de l’emporter, soutenu par la France. Faute de mieux. 

Aujourd’hui, Cette révélation faite par l’opposition a considérablement entaché le processus électoral. Les Maliens pointent désormais du doigt le Président sortant IBK, le Premier ministre Soumeylou Boubèye, Maïga, la DGE, l’OIF, l’imprimerie nationale de France, et l’Etat français. 

Deux idées sont avancées par nos sources : 

 1 – L’imprimerie nationale de France a travaillé sur le véritable fichier électoral et a ensuite aidé la Direction générale des élections à cibles les zones sensibles propices à la fraude.

2 – La DGE a récupéré le véritable fichier électoral ayant servi à l’impression des cartes d’électeurs et l’a présenté à l’OIF, aux partis politiques, à la majorité et à l’opposition pour tenter de les rassurer. Après une validation positive des experts, la DGE a ensuite mis en ligne le fichier électoral avarié sur leur portail internet. 

Seulement, à 10 jours des élections, nul ne pensait que l’opposition allait revenir sur le fichier électoral mis en ligne, remettant en cause la sérénité du processus électoral malien. 

Depuis l’histoire de la supposée fraude électorale, la France semble reculer d’un pas

La France se base désormais sur deux candidats potentiels : 

IBK et Soumaïla Cissé. 

Le maintient ses relations d’avec la France et le second soigne ses réseaux en France. 

Lors de son séjour en France le 27 janvier, le Président de l’URD a séjourné à Paris, où il s’est entretenu avec Rémi Maréchaux, directeur Afrique du Quai d’Orsay. Le chef de file de l’opposition malienne a notamment insisté sur la nécessité de tout faire pour que la présidentielle se tienne en juillet, dans des conditions crédibles et transparentes. Et Soumaïla Cissé est entrain de tenir sa promesse en invitant le gouvernement et la communauté internationale à la concertation, depuis la découverte du fichier électoral. 

Sur le plan de la sécurité 

IBK 

affirme que le “redéploiement de l’armée” dans le pays, sera le cheval de bataille de son prochain quinquennat s’il est élu.  Ainsi, une armée nationale, respectueuse des valeurs de la République et des droits humains, bien formée, bien équipée, mieux motivée assurera la protection des symboles de la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, la libre circulation des personnes et de leurs biens”, a promis le président dans le document de 58 pages. Pour son prochain quinquennat, Ibrahim Boubacar Kéiata veut accorder une “priorité la mise en oeuvre effective de l’accord pour la Paix et la réconciliation au Mali ».  Il a aussi annoncé le recrutement de “plusieurs milliers” de militaires avec un traitement motivant pour renforcer les effectifs en nombre et en qualité. 

Soumaïla Cissé

Pour pouvoir restaurer la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat, le président et candidat de l’URD s’est engagé à entreprendre plusieurs actions dont  la création de Brigades d’Intervention Rapide (BIR), composées de soldats et de gendarmes maliens, déployées dans le Nord et le Centre du pays pour être plus réactifs face aux menaces et aux attaques ; l’amélioration du budget de l’armée et l’accélération de la réforme du secteur de la sécurité, en concertation avec les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale ; le renforcement de la gouvernance ; le renforcement de l’équipement militaire adapté aux types de menaces, la prise en compte des familles de ceux qui ont fait le sacrifice suprême.

L’institut de sondages française « Ipsos » : IBK et Soumi au coude à coude

Donné favori pour sa réélection il y a quelques semaines, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, pourrait avoir la tâche bien plus ardue que prévu. Les Maliens parlent aujourd’hui d’un second tour inévitable. 

Selon le sondage IPSOS : pour 61 % des sondés, Soumaïla Cissé est le candidat le plus à même de battre IBK. En cas de second tour, il l’emporterait avec 45 % des voix, contre 36 % pour IBK et 19 % d’indécis ou d’abstention.

Une tension électorale palpable 

Le silence assourdissant de l’OIF et des observateurs après les révélations faite par le Directeur de campagne de Soumaïla Cissé a inquiété les Maliens. Les explications « erreur informatique » n’ont pas convaincu. La France qui réaffirme son soutien au processus électoral et qui reste également silencieux sur la supposée fraude étonne. La Minusma qui se dégage de toute responsabilité à l’organisation des élections a attiré l’attention des Maliens. 

Après plusieurs appellent à la concertation, plusieurs rencontres ont été tenues par la Mission d’observation électorale de l’UE. Elle a rassemblé les candidats en lice, le regroupement des partis politiques, les partenaires techniques et financiers et les observateurs internationaux.

Une solution a-t-elle été retenue suite à ces rencontres? 

L’absence de solutions face à ce problème risquerait de créer des soulèvements au Mali. Les accusations de fraude électorale provoquent comme « un parfum de tension dans la campagne électorale au Mali », constate Ledjely en Guinée.

0 Comments

Leave a Comment

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password