Theresa May arrive au G7 accompagnée de son Brexit encombrant

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La Première ministre britannique cherchera à ménager ses interlocuteurs du G7 et notamment les Etats-Unis, le Canada et le Japon, avec l’espoir d’accords commerciaux post-Brexit.

Depuis bientôt deux ans, Theresa May ne se déplace plus jamais seule. Matin midi et soir, au cœur du 10 Downing Street ou dans ses déplacements à travers le Royaume-Uni, le Brexit la suit comme une ombre, un poids jamais levé, qui dicte pratiquement tous ses actes de Première ministre. Y compris dans ses relations internationales. Theresa May se déplace avec deux casquettes : celle de la cheffe du gouvernement d’un des pays les plus puissants au monde, membre encore essentiel de l’Union européenne, et celle de la personne en charge de concrétiser le Brexit et de préparer son pays pour un avenir hors de l’UE.

«Relation spéciale»

Elle arrive donc au G7 tiraillée. Elle a, comme ses alliés européens, exprimé ces derniers jours son profond mécontentement vis-à-vis de la décision du président américain Donald Trump d’imposer des tarifs douaniers aux importations d’acier et d’aluminium européens. Dans un appel téléphonique au président, elle a ainsi qualifié cette décision d’ «injustifiée et de profondément décevante». Pourtant, au-delà de l’unité de ton affichée avec l’Union européenne, le Royaume-Uni ne perd pas de vue que, pour lui, l’après-Brexit reste à définir et que le maintien de bonnes relations avec les Etats-Unis, dans l’optique d’un futur accord commercial éventuel, est essentiel. Le ministre britannique du Commerce international, Liam Fox, a ainsi expliqué chercher à obtenir des exemptions pour le Royaume-Uni pour certains produits. «La Première ministre soulèvera la question avec le président Trump et les autres dirigeants» au cours du G7, a-t-il déclaré sur la BBC-radio Four.

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