Le procès de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, accusé de corruption dans une affaire vieille de près de vingt ans, a été renvoyé, vendredi 6 avril, à l’issue d’une brève audience préliminaire, au 8 juin prochain.

Arrivé au palais de justice détendu et souriant, deux mois à peine après avoir été contraint à la démission, l’ex président âgé de 75 ans n’est pas resté longtemps dans le box des accusés de la Haute Cour de Durban (nord-est) : à la demande de l’accusation et de la défense, le magistrat en charge du dossier, Themba Sishi, a immédiatement renvoyé l’affaire au 8 juin prochain, « une date provisoire ». À l’époque « ministre » provincial puis vice-président du pays, Jacob Zuma est soupçonné d’avoir touché près de 4 millions de rands de pots-de-vin, soit près de 280 000 euros, de la part du groupe français Thales à l’occasion d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros attribué en 1999.

 

L’entreprise d’électronique et de défense est également poursuivie. Mis en cause dès 2003 Englué dans les scandales, Jacob Zuma a été contraint à la démission en février après un long bras de fer avec son propre parti, le Congrès national africain (ANC, au pouvoir). Son procès est attendu avec impatience par l’opposition et les ONG anticorruption, qui espèrent un verdict exemplaire. Jacob Zuma a été mis en cause dès 2003 dans ce dossier.

Par deux fois, déjà, le parquet a engagé des poursuites contre lui puis les a annulées, la dernière fois en 2009, au gré de jugements toujours très controversés. Mais l’obstination du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, et l’arrivée à la tête du pays, en février, de Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, ont permis de la ressusciter. En mars dernier, Jacob Zuma a finalement été renvoyé devant le tribunal pour fraude, corruption et blanchiment.

Avec AFP

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