Blessures en cascade et incapacité à briller lors des gros matches sont les deux principaux écueils à surmonter pour les Marseillais jeudi face à Leipzig en quart de finale aller de la Ligue Europa. Mais ils y croient.

Le quart de finale aller de la Ligue Europa n’arrive sans doute pas au meilleur moment pour l’OM. Face à Leipzig, quatrième de Bundesliga, les hommes de Rudi Garcia vont se présenter affaiblis à la Red Bull Arena jeudi soir (21h05), privé de plusieurs joueurs majeurs. Et pas forcément dans les meilleures dispositions d’esprit, eux qui ont du mal à se transcender dans les gros matches et restent sur des prestations pas forcément convaincantes en Ligue 1. Des limites connues et identifiées par l’entraîneur, qui va devoir trouver les solutions pour les dépasser.

Un effectif décimé

Le dernier représentant français sur la scène continentale aborde son quart de finale privé de trois patrons : Steve Mandanda (cuisse) est sur le flanc jusqu’en mai et laisse la cage à Yohann Pelé, Adil Rami (mollet) doit déclarer forfait pour la double confrontation contre Leipzig et en attaque, Florian Thauvin (cuisse), meilleur marseillais depuis deux ans, meilleur buteur (18 buts toutes compétitions confondues) et passeur (15 « assists ») de l’exercice en cours, va manquer au moins le match aller. Enfin, Rolando, touché au tendon d’Achille, est lui aussi absent pour ce premier round.

Des forfaits qui contraignent Rudi Garcia à opérer des changements majeurs dans son équipe-type. Le casse-tête le plus important concerne la défense centrale. Le Brésilien Luiz Gustavo, excellent, pourrait reculer d’un cran pour un match. Aymen Abdennour et Grégory Sertic sont également candidats, mais aucun des deux n’a donné beaucoup de garanties cette saison. Il reste enfin la solution Boubacar Kamara, milieu comme Gustavo, mais défenseur central de formation.

En attaque, Valère Germain, et, pourquoi pas, Kostas Mitroglou, en net progrès ces dernières semaines, pourraient aussi avoir l’occasion de se montrer. C’est d’ailleurs l’une des clés du match : la capacité des hommes plus souvent placés sur le banc à se transcender lorsqu’ils sont titulaires.

Du mal dans les grands matches

En la matière, la statistique est carrément inquiétante. Lors des grands matches cette saison, l’OM n’a pas vraiment brillé. Face à Lyon, Monaco et Paris, en Ligue 1, les Phocéens n’ont ainsi pris qu’un point en cinq rencontres. C’était fin octobre face au PSG, un match nul (2-2) qui augurait du meilleur mais n’a pas été suivi d’effet. Depuis, Marseille s’est incliné deux fois contre Lyon (2-0 fin décembre et 2-3 le 18 mars derniers) et deux fois contre le PSG (3-0 à chaque fois, dont une fois en Coupe de France).

Pas vraiment bon pour la confiance au moment d’affronter le 4e de Bundesliga, qui vient de battre le Bayern Munich (2-1) le 18 mars dernier. D’autant que le coach de Leipzig, Ralph Hasenhüttl, dispose d’un effectif au complet, à l’exception notable de son capitaine et arrière central Willi Orban, suspendu pour l’aller.

Le passé européen à la rescousse

Reste donc à l’OM à convoquer son glorieux passé. Le seul club français quatre fois finaliste sur la scène européenne, dont la victoire en Ligue des champions 1993, voudra se souvenir des campagnes 1999 et 2004, quand l’équipe avait atteint la finale. Parmi les grands moments figurent doublé de Florian Maurice contre le Celta Vigo (2-1) en quarts de finale 1999, celui de Didier Drogba en demies contre Newcastle (2004), les qualifications contre Liverpool (1-1/2-1 en 8e) et l’Inter Milan (1-0/1-0 en 1/4) en 2004 ou la victoire dans le premier duel franco-français des coupes d’Europe contre Monaco, en 8e en 1999 (2-2/1-0). A chaque fois, l’OM ne partait pas favorite. Comme jeudi soir à Leipzig.

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