« Je pense que le but était de m’intimider, pour me faire peur et me dissuader d’aller jusqu’au bout. » Marie* est l’une des trois femmes qui a porté plainte pour viols contre Tariq Ramadan. Elle raconte à L’Obs avoir été violemment agressée en bas de chez elle, samedi 24 mars, entre 22 et 23 heures.

Elle détaille à l’hebdomadaire l’attaque subie par deux individus portant des casques foncés, visière baissée. « Le plus petit m’a attrapée à la gorge, raconte-t-elle. Il m’a porté des coups au visage avec son casque, avec son poing aussi, peut-être à trois ou quatre reprises. C’était assez violent. » Le second individu l’a aspergée d’eau avant de lui lancer : « T’as de la chance, c’est pas de la pisse. La prochaine fois, ce sera de l’essence », assure-t-elle.

Cette mère de deux enfants, âgée de 45 ans, a porté plainte pour violences volontaires le 25 mars précise L’Obs, à qui le parquet de Lille a confirmé l’information.

« Des menaces, des intimidations »

Une agression qui fait écho aux témoignages dévoilés en novembre sur BFMTV d’une autre victime présumée de Tariq Ramadan. Christelle* a affirmé avoir été harcelée pour la pousser à garder le silence : « C’est des menaces, des intimidations, des gens qui vous menacent de mort, des e-mails par centaines, de menaces de mort et d’insultes. »

Un phénomène que Henda Ayari, première à avoir déposé plainte contre Tariq Ramadan pour viol et agressions sexuelles, dénonce depuis le mois d’octobre 2017 en pointant la campagne de harcèlement menée, selon elle, par des soutiens de l’islamologue.

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