Au deuxième jour de la grève en pointillé des cheminots, qui pourrait durer jusqu’à la fin juin, le taux de gréviste est en net recul. Mercredi 4 avril à la mi-journée, le taux de participation calculé par la direction était de 29,7 %, soit quatre points de moins que celui affiché pour la journée de mardi (33,9 %) et en plus forte baisse encore par rapport au jeudi 22 mars où 35,4 % des salariés SNCF avaient cessé le travail.

Ce chiffre est toutefois contesté par bon nombre d’observateurs, dont la plupart des syndicalistes, car il ne prend pas en compte les taux de grévistes parmi les équipes qui prennent leur service l’après-midi.

« Même si elle n’est pas exacte à deux chiffres après la virgule, notre estimation donne une très bonne photographie du taux de grévistes, répond Benjamin Raigneau, le DRH du groupe public ferroviaire SNCF, contacté par Le Monde. Comme dans beaucoup d’entreprises, à la SNCF, une grande majorité de salariés commencent à travailler le matin. »

Forte baisse de la mobilisation dans les équipes encadrantes

Au-delà des querelles de calcul, le recul paraît sensible. « Plus de deux salariés sur trois sont venus travailler aujourd’hui, souligne, non sans quelque satisfaction, M. Raigneau. On peut le voir en gare avec la grande quantité de gilets rouges qui aident les clients. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/04/sncf-pourquoi-toujours-tant-de-perturbations-avec-un-taux-de-grevistes-en-baisse_5280594_3234.html#0AySw2Lcsptx8o5M.99

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *