Renforcer l’intégration des pays des Balkans à l’espace européen en attendant leur éventuelle adhésion à l’UE, c’est l’objet du sommet présidentiel qui se tient ce 12 juillet à Trieste en Italie, en présence notamment d’Emmanuel Macron, de plusieurs autres chefs d’Etat de l’UE et de six pays de la région, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine et enfin l’Albanie.

Si la Slovénie et la Croatie ont rejoint l’Union européenne, les six autres pays des Balkans occidentaux, eux, attendent encore. Et si l’élargissement semble aujourd’hui bien hypothétique, le renforcement des liens est essentiel à plusieurs titres. Les chefs d’Etat concernés se retrouvent donc pour la 4e fois depuis le lancement du processus.

Au programme, un volet économique qui prévoit notamment d’accélérer la création d’un espace commun aux six pays, et de signer plusieurs accords d’investissement. Les progrès en matière de lutte contre la corruption seront aussi examinés de près.

Un volet politique et Etat de droit ensuite. Il y a quelques mois, Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, exprimait son inquiétude sur l’instabilité grandissante des pays de la région, dont la plupart font face à des crises politiques intérieures ou régionales. Les conflits de l’ex-Yougoslavie laissent encore des traces et freinent le rapprochement avec l’UE.

Enfin, la question migratoire devrait être évoquée, elle reste d’actualité en particulier pour la Serbie et la Macédoine, où de nombreux migrants sont toujours bloqués.

Le Français Emmanuel Macron, l’Allemande Angela Merkel et l’Italien Paolo Gentiloni doivent se rencontrer ce mercredi avant le sommet officiel.


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *