L’annonce de la création d’une force conjointe G5, composée de militaires de cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) sera l’un des temps forts de la rencontre de Bamako de ce dimanche. Sur le terrain actuellement, sont présentes les forces françaises Barkhane. Mais quel sera son futur rôle?

Avec environ 4 000 militaires français, l’opération Barkhane restera encore un bon moment. Elle sera le principal partenaire sur le terrain de la force G5. Barkhane amène déjà des opérations militaires bilatérales et même tripartites avec des pays qui fourniront des troupes pour la mise sur pied de la future force conjointe G5.

Récemment le général malien Didier Dacko, commandant de cette force, a déclaré à RFI que la présence de Barkhane à ses côtés sera nécessaire.

Il est vrai que sur le terrain, outre ses hommes, l’armée française a également des moyens matériels : des drones, des avions de chasse, des appareils de transports tactiques et stratégiques, des hélicoptères également. Et dans la lutte contre le terrorisme, cet arsenal est plutôt très utile.

Responsabilité africaine

Mais au Mali on ne s’en cache pas, Paris veut aider à renforcer la capacité des forces régionales, également dans la perspective d’un allègement de son dispositif. Aucune date n’a été annoncée, mais selon un expert, dans moins de cinq ans, il serait appréciable que la force conjointe G5 soit véritablement autonome et opérationnelle.

Les Africains doivent prendre en main leur propre sécurité, ont d’ailleurs récemment déclaré de leur côté les présidents malien et guinéen.

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